Dimanche 26 juillet culte intégral Matthieu 13, 44-46, 51

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DIMANCHE 26 juillet 2026

 

CARCASSONNE

 

PROCLAMATION DE LA GRACE DE DIEU ET ACCUEIL

 

La grâce et la paix vous sont donnés de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Sauveur.

 

Aussi loin que nous remontions, une parole nous précède.

Avant même que nous le sachions,

Une parole d’amour nous ouvre à la vie.

Aujourd'hui encore, elle vient à notre rencontre.

Au sortir de la nuit, elle nous rejoint là où nous sommes,

Là où nous en sommes de nos quêtes et de nos errances,

Au creux de nos attentes et de nos silences,

Au cœur de nos révoltes et de nos espérances

La Parole vient,

Parole du Dieu de Jésus Christ,

Parole de Celui qui nous veut du bien,

Parole d’adoption et de salut qui accueille chacune, chacun,

Au matin de ce jour.

Que ce temps de méditation soit l’occasion de renouveler nos vies dans la Parole.

 

Je vous invite à la prière :

 

Au soleil de ta présence, Seigneur,

Allume mes yeux de ta clarté

Pour que mon regard sur le monde

Donne un peu de ta lumière.

Pour qu’à travers mes mains

Le monde reçoive un peu de ta bienveillance ;

Au soleil de ta présence, 

Brûle dans mon âme toute trace de mal,

Pour que ta flamme en moi

Désarme le mal autour de moi.

Au soleil de ta présence,

Transperce-moi de tes rayons,

Pour que je devienne transparence et réfléchisse ta bonté.

Au soleil de ta présence, Seigneur,

Réveille ce qui en moi est mort et endormi

Pour qu’à travers ma vie éclate ta résurrection.[1]

 

1 ) all 51-02 « jeunes et vieux »

 

LOUANGE

 

Pour cet arbre planté là, au seuil de ma maison

Qui raconte ta beauté et chante la création.

Pour le jour à midi, quand déborde la lumière,

Et pour l’ombre de la nuit qui murmure son mystère…

Amen et merci !

 

Pour le pain quotidien, le silence et la paix.

La rencontre en chemin, un repas partagé.

Pour la vie qui sourit, lorsque tout devient grâce,

Quand la parole guérit, et apaise mes angoisses.

Amen, et merci !

 

Pour que s’ouvre mon regard au miracle de la vie,

Que s’éveille mon écoute au chant de l’infini.

Pour que naisse la prière et parle la liturgie,

Que se tendent les mains en un geste qui dit oui…

Amen et merci !

 

Pour le Dieu qui est père, me disant qui je suis,

Pour le fils qui dit Dieu, vivant en Jésus Christ,

Et pour le Saint-Esprit, qui souffle en moi la vie.

Amen et merci ![2]

 

 2 ) all 41-28 « à Dieu soit la gloire » les 2 strophes

 

VOLONTE DE DIEU

 

Pardonné et libéré, écoutons quelle est la volonté de Dieu pour nous, avec les Béatitudes revisitées par Suzanne Schell :

 

Heureux ceux qui n’ont que tendresse pour résister,

Leurs yeux seront consolés.

Heureux ceux dont le corps est offrande et service,

Ils ne rêvent pas leur vie.

Heureux ceux qui laissent partir et ne séparent pas,

Ils insufflent la confiance et la liberté.

Heureux les inquiets,

Ils cueilleront la joie à la pointe de leur attente.

Heureuses les mains qui s’ouvrent,

Demain grandira sous leurs doigts.

Heureux ceux qui vivent des temps creux,

Ils sont au carrefour de Dieu.

Heureux ceux qui gardent des questions,

Ils percevront la place du mystère.[3]

 

3) spontané formule 3 all 31-28 « toi qui es lumière »

 

PRIERE DE REPENTANCE

 

Seigneur,

Me voici devant toi, ce matin, avec mes interrogations et mes révoltes.

Je voudrais déposer ici mon incompréhension du monde dans lequel nous vivons.

Je me sens souvent si petite, si dérisoire et inutile en face des décisions à prendre ou même seulement à comprendre.

Je me sens à la fois si responsable et impuissante devant les guerres et les injustices de toute sorte.

Je voudrais crier et pleurer pour dénoncer les terreurs et les arbitraires, mais qui suis-je, mon Dieu, pour que cela soit suivi d’effet ?

O Seigneur mon Dieu, viens et aide-moi à me tenir debout dans les tourmentes de nos petites ou de nos grandes histoires.

Donne-moi de pouvoir écouter quand le brouhaha des souffrances domine la rumeur du monde, et donne-moi de savoir parler quand le silence se fait complice des dominations.

Je voudrais aussi t’amener ce matin mes regrets et mes espoirs :

Le regret d’être plus souvent tournée vers moi-même que vers les autres,

Le regret de ne pas savoir ce qu’il faut faire.

Je voudrais tellement pouvoir espérer en un monde meilleur, plus juste et plus fraternel.

Je voudrais vraiment être l’artisan au quotidien de ton Royaume qui vient.

O Seigneur, mon Dieu, viens et accompagne-moi sur le chemin (…)

Oui, Seigneur, mon Dieu, viens habiter ma vie

Viens m’apprendre à (..) construire les espérances. Amen. [4]

 

4 ) spontané formule 3 all 45 – 14 « Jésus est au milieu de nous »

 

PAROLES DE PARDON

 

Accueillons les paroles de pardon dans l’assurance que rien ne peut nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur :

 

Il vient, Il entre chez nous !

Avec Lui, la bienveillance luit dans nos regards,

Avec Lui, l’allégresse rayonne dans le monde,

Avec Lui, notre route est peuplée d’amis.

Il vient, il entre chez nous !

Grâce à Lui, nos yeux s’ouvriront,

Grâce à Lui, nos oreilles entendront la Parole,

Grâce à Lui, notre cœur sera en fête !

Il vient, Il entre chez nous,

C’est Lui, le Seigneur, qui bouscule nos habitudes.

C’est Lui, le Seigneur, qui balaie nos idées fausses.

C’est Lui, le Seigneur, qui pardonne nos péchés.[5]

 

5 ) spontané formule 3 all 43 – 06 « toi qui m’appelles »

 

[1] France Culture 2006/03/06 Leïla Hamra

[2] galette et cruche tome 2 page 54

[3] Suzanne Schell Traces vives p. 21

[4] France Culture 2003/07/13 Anne Faisandier

[5] Protestants.org page fermée

LECTURES BIBLIQUES

 

Prions avant de lire les Écritures :

 

Notre Dieu,

Ta parole nous précède.

Elle est avant nous

Et elle est devant nous.

Ta Parole nous traverse.

Ta Parole nous appelle.

Ta Parole nous console.

Elle est venue en Christ habiter notre histoire.

Je sais tout cela mon Dieu.

Mais je te demande maintenant ton Esprit

Pour que ta Parole me rencontre, me touche

Et m’ouvre à une vie nouvelle.

Amen.[1]

 

LECTURE BIBLIQUE ET PREDICATION

 

Matthieu 13, 44 – 46, 51

 

                         « Un trésor ? Quelle joie ! »

 

 

6 ) pause musicale

 

Pas de chant avant la prédication

 

 

 

PREDICATION

 

Matthieu 13, 44 - 46, 51
« Un trésor ? quelle joie ! »

 

Introduction :

Le théologien juif Marc Alain Ouaknin dit que Dieu a donné la Torah comme un moyen de communication avec lui[2] et que son interprétation, en l’occurrence celle inscrite dans le Talmud, toujours renouvelée dans un échange permanent entre deux lecteurs, rend le texte vivant et toujours en mouvement. Nous pourrions élargir son commentaire aux Evangiles, particulièrement quand ils offrent à notre lecture des paraboles quelque peu énigmatiques mais aussi toujours offertes à une possible interprétation.

Je souhaite commencer avec deux définitions, puis je vous présenterai une interprétation envisageable de chacune des deux paraboles, liées entre elles par un fil rouge évident : le Royaume se laisse trouver, et il est source de joie. Quelle incidence dans nos vies ?

 

  1. Quelques définitions :
  • Commençons par quelques définitions.
  • Une parabole c’est quoi ? Je laisse la définition d’une courbe aux mathématiciens, et la description de l’antenne qui capte les ondes aux ingénieurs. Un théologien écrit : « Dans les évangiles, les paraboles forment le cœur de l'enseignement de Jésus. Quand ce qu'il veut dire est inaudible parce que ses auditeurs ont cessé de l'écouter, ou indicible parce qu'il s'agit d'une réalité hors de portée des pauvres mots humains, Jésus emprunte le chemin détourné des paraboles. Apparemment il s'éloigne du réel en se tournant vers la fiction ; en vérité il est au centre du mystère du Royaume [3]». (fin de citation)
  • Le royaume, parlons-en.  Le mot grec « basileia » désigne non pas un territoire géographique mais une action, qui s’exprime à la fois dans le présent et le futur.

Les auditeurs juifs de Jésus avaient, évidemment, leur idée de ce qu’était ce royaume. La majorité attendait un royaume terrestre, puissant, qui bouterait hors du pays les indésirables et exécrables romains et rétablirait la royauté en Israël. Souvenez vous des cris des foules pendant la montée triomphale de Jésus à Jérusalem. « Béni soit le règne (basileia en grec) qui vient, le règne de David notre père ! hosanna au plus haut des cieux [4]».

Mais Jésus est bien loin d’enseigner un tel royaume. Le royaume, dans notre texte, suggère « une réalité présente mais cachée », une réalité qui vaut la peine de faire des efforts, et des trucs bizarres aussi ! Une réalité qui existe déjà, ici et maintenant dans le quotidien des vies de ceux décrits dans les paraboles et qui peut aussi, se projeter dans le futur. Et merveille ! Le royaume est caché ou pas facile à dégoter certes, mais… il se laisse trouver.

  • Ces deux tentatives de définition posées, regardons de plus près les deux paraboles.

« L’interprétation la plus courante est de voir dans le trésor caché la personne du Christ et son enseignement. Et le croyant qui engage toute son existence dans sa relation au Christ est alors à l’image de l’homme ou du marchand qui vend tous ses biens pour acheter le champ et son trésor, ou la perle de grand prix.

Il y a pourtant une autre façon de lire ces textes. On peut reconnaître dans celui qui trouve le trésor, le Christ. Le trésor enfoui est alors l’être humain lui-même, l’homme, la femme, rencontré par le Christ, trouvé par Dieu[5]. » Dans cette interprétation, pas de leçon de morale possible. Tous les projecteurs mettent dans la lumière, l’amour tenace, opiniâtre de Dieu pour nous. Le professeur André Gounelle écrit, je cite : « J’entends dans ces deux anecdotes un évangile, au sens propre du mot, c'est-à-dire une Bonne Nouvelle qui m’est adressée, qui m’emplit de joie, qui transforme et illumine mon existence. Dans la plupart des paraboles que raconte Jésus, l’acteur, le sujet principal, c’est Dieu. Nous aurions tort d’y chercher seulement ou principalement une sagesse humaine, un art de conduire sa vie, un enseignement sur ce que nous devrions faire[6] ». (fin de citation).

Deux interprétations parmi une kyrielle possibles. Nous passerons de l’une à l’autre car dans les deux cas, l’essentiel c’est que le trésor enfoui ou caché se laisse trouver et que son découvreur est submergé par une joie profonde qui va le conduire à faire dans sa vie des changements radicaux. Vendre tout ce que l’on a implique un chamboulement, une véritable révolution vitale, ce qui est peu dire !

 

  1. ) un trésor :

Le royaume des cieux est comparable à un homme qui découvre un trésor, un trésor caché, enterré, dans un champ non situé géographiquement. Regardons la parabole avec la deuxième interprétation. Trouver un trésor, en se promenant ou en travaillant dans un champ, ce n’est pas courant. Mais qu’est ce qui est courant quand c’est Jésus qui trouve le trésor ? Il me semble que ce qui importe c’est que, bien qu’il soit caché, ce trésor se laisse trouver et met en joie son découvreur, « une joie qui éclipse tout regret de ce dont il se sépare[7] ». Du coup, il devient pour lui si essentiel qu’il choisit de vendre tout ce qu’il a pour acquérir le champ. La revue lire et dire écrit, je cite : « On ne peut pas s’emparer du trésor sans acheter le champ. On ne peut séparer le trésor du champ. Autrement dit, le « découvreur » a] le trésor avec les cailloux ! Faut-il comprendre par-là que le Royaume des cieux ne peut se rencontrer en dehors de notre vie quotidienne (…) ? » (fin de citation),  en dehors des sentiers battus faits le plus souvent des cailloux de la vie ?

Et voilà la merveille, si c’est Dieu le découvreur : Lui, il te dit que tu es un trésor, qu’il te veut, et qu’il va tout faire pour que tu sois à lui et il ira jusqu’à acheter le champ où tu étais enfoui. Pourtant ce champ n’est pas carrément glorieux, c’est un champ ordinaire, peut-être ressemble-t-il à celui dont Jésus parle dans la parabole du semeur, un champ avec de la bonne terre mais aussi avec des cailloux de toute sorte et pourquoi pas des ronciers. Mais son amour est si grand qu’il est prêt à vendre tout ce qu’il a pour acheter le lieu où tu te trouves, pour te prendre avec lui. Dieu l’a d’ailleurs déjà fait : n’est-il pas venu dans notre humanité offrir ce qu’il a de plus précieux, son Fils bien-aimé, son unique, pour nous déterrer du champ infertile de notre imperfection, et garder avec lui le trésor que nous sommes pour lui ?

 

3) la perle fine :

Le royaume des cieux est comparable à un marchand qui trouve une perle fine de grand prix. Cette parabole, examinons là avec la première interprétation. Il y a donc ce chercheur professionnel et infatigable de perles fines. Il est plus que probable qu’il en ait déjà toute une pléiade dans son coffre-fort, enfin, un coffre bien gardé en tout cas. C’est un marchand, connaisseur de perles. Il ne se laisse pas emberlificoter avec des perles de culture, du type reproduction au musée Grévin. Et voilà qu’il tombe, subjugué (c’est moi qui l’imagine) sur la perle des perles, une extraordinaire marguerite (si, si, c’est ainsi qu’on peut l’appeler), une perle fine de grand prix. Pour l’acquérir il est prêt à tout vendre, lui aussi.

Permettez-moi de citer une fois encore André Gounelle : « nos paraboles parlent d’une fortune qui coûte, qui exige, qui mobilise, qui demande de la peine. Il ne suffit pas d’attendre et de rêver pour l’obtenir.  Il faut agir, persévérer, s’acharner, ne pas regarder à la dépense, et ne pas mesurer sa fatigue. Le paysan la trouve en cultivant sa terre et le commerçant dans son négoce, non pas en dormant, en se reposant, en se détournant de leurs occupations quotidiennes, non pas en fuyant les tâches professionnelles et les tracas familiaux. L’un et l’autre ont dû réaliser leurs biens, vendre ce qu’ils possédaient afin d’acquérir ce qu’ils avaient découvert. Ces richesses leur ont coûté très chers, ils n’ont rien gardé[8] ». Une espèce de big bang à l’origine d’un nouvel univers de vie.

 

4 ) espérance et joie :

Jésus voyait bien que les personnes qui le suivaient, qui l’écoutaient étaient « comme des brebis sans berger[9] », il en était ému jusqu’aux entrailles. Leur incapacité à comprendre des textes que des savants comme les scribes par exemple mettaient des décades à dépioter, si j’ose le dire ainsi, au moins jusqu’à l’âge de 40 ans avant d’être promus dans leur fonction, cette inaptitude impuissante du petit peuple, comme on l’appelait, due au fait que les écoles étaient réservées à des élites, et des élites adultes, le conduit, pour faire comprendre la profondeur de la grâce et du don de Dieu, à enseigner en paraboles. Ses auditeurs y reconnaissaient les choses de leur vie quotidienne et pouvaient donc, si leur cœur était ouvert, y puiser ce que Jésus voulait partager avec eux : l’espérance du royaume, la joie de la grâce offerte, l’assurance d’un amour indéfectible et inconditionnel qui ouvre toutes grandes les portes du royaume.

 

Conclusion :

En conclusion, et parce qu’il y a ici plus que des paraboles, allons plus loin.
« Il faut tordre le cou à cette idée que la parabole est une béquille pour les imbéciles, [écrit un théologien]. La parabole fait partie d’un jeu, très sérieux, qui est le jeu de la communication. Elle n’enseigne pas, car l’heure est à rencontrer le Dieu proche… elle n’enseigne pas, mais change le regard sur le monde… La parabole montre le Royaume[10]
Alors terminons avec une petite histoire racontée par Antoine Nouis :
« Jésus a souvent eu des attitudes qui s’apparentent à des paraboles. Il a parfois pratiqué la technique du contrepied lorsqu’une question lui était posée.
Aux disciples qui s’interrogent pour savoir qui est le plus grand, il répond que la vraie question est de savoir qui est le plus petit[11] ? Il appelle un enfant et le place au milieu d’eux comme un modèle. C’est en étant petit qu’on est grand.
Lorsque des religieux lui apportent une femme surprise en adultère afin de tester sa fidélité à la loi, il refuse de répondre et s’abaisse. Quand il prend la parole, c’est pour retourner la question : « que celui qui est sans péché lui jette la première pierre »[i].
Lorsqu’à Jéricho une foule nombreuse attend Jésus, il s’arrête devant le chef des collecteurs d’impôts. Que va-t-il dire à ce collaborateur des romains un peu voleur ? « Zachée, descends vite ! Aujourd'hui il faut que je demeure dans ta maison[ii] . Dans chacun de ces exemples, Jésus est à côté de l’attitude qui est attendue de sa part. Il provoque un décalage pour appeler ses interlocuteurs à changer de raisonnement[iii] ». Interlocuteurs ? Nous en sommes ! Et notre raisonnement, en est-il ? Amen.

 

 

[1] France Culture 2004/06/20 Michel Bertrand

[2] https://www.youtube.com/watch?v=Wt-eGfLvKfU

[4] Marc 11, 10

[5] Célébrer.ch 2008 04 20 David Allisson

[6] http://andregounelle.fr/bible/la-perle-de-grand-prix-le-tresor-cache-matthieu-13.php

 

[7] Lire et dire

[8] http://andregounelle.fr/bible/la-perle-de-grand-prix-le-tresor-cache-matthieu-13.php

[9] Matthieu 9, 36

[10] https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/comprendre-bible/pourquoi-jesus-parlait-il-en-parabole/

 

[11] Marc 9, 33 - 37

 

[i] Jean 8, 2 - 11

[ii] Luc 19, 1 - 9

[iii] Antoine Nouis « un catéchisme protestant » 3ème édition p.137-138

APRES LA PREDICATION

 

 

7 ) all 45 – 21 « Trouver dans ma vie ta présence »

 

CONFESSION DE FOI

 

Nous confessons notre foi.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es source de vie.

Nous croyons en toi, Dieu, Père de tous les hommes,

Créateur de tout l’univers et de tout ce qui vit.

Tu as fait l’homme et la femme à ton image.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu apportes la vraie vie.

Nous croyons en ton Fils Jésus Christ, notre Seigneur,

Né d’une femme en notre condition humaine,

Mort et ressuscité pour nous faire partager sa vie.

Toujours vivant parmi nous, il est l’espérance du monde.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es vie.

Nous croyons en l’Esprit qui vient de toi et de ton Fils.

Il soulève nos vies par la force de son amour.

Il nous rassemble en un seul peuple, dans son Église.

Nous croyons en toi, Seigneur, ton amour nous unit.

Nous croyons qu’aimés de Dieu, nous sommes tous frères

Et que notre amour doit s’étendre à tout homme.

Nous croyons que, sauvés du mal et de la mort,

Nous sommes dans la vie nouvelle, qui n’aura pas de fin.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu nous donnes la vie. [1]

 

8 ) spontané formule 3 all 61 – 52 « louange à Dieu »

 

OFFRANDE

 

Le Seigneur, le nôtre, nous convoque à nouveau.

Après la louange, après l’écoute de la parole vivifiante,

Lui, le don parfait nous invite à inscrire ses préceptes dans notre quotidien.

Ce geste participe à notre unification personnelle,

Et il apporte cohérence à notre engagement.

 

ANNONCES

 

PRIERE D’INTERCESSION

 

Éclairés et rassemblés par la Parole, nous portons maintenant devant Dieu ceux qui nous entourent.

 

Nous te prions, Seigneur,

Nous te prions pour toutes celles et tous ceux dont la vie a basculé à cause de la guerre, de violences extrêmes, d’une catastrophe naturelle.

Toutes celles et tous ceux qui ont travaillé aux dépens de leur propre confort, au risque de leur propre vie, à la continuation de la vie, de notre vie dans le désordre chaotique d’une désorganisation généralisée.

Toutes celles et tous ceux dont la vie quotidienne est bouleversée : les conséquences de la maladie, la perte d’un emploi, la fermeture d’une entreprise, la perte de leur logement, et il y a, Seigneur, tant d’autres motifs de pleurs et d’appels au secours.

Toutes celles et tous ceux qui sont laissés sur le bord de nos routes devant un abime de non assistance dans tous les domaines de leur vie quotidienne : la nourriture, les soins, l’hygiène, l’accueil, les conseils ou simplement une présence réconfortante.

Puisse ta main bénissante accompagner toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans l’accueil, l’entraide, le partage dans les associations humanitaires locales… nationales… internationales, les pompiers, les soignants

Donne-nous le discernement et la force de prendre nos responsabilités

Dans cette société qui est la nôtre, pour inventer de nouveaux modes de vie où les valeurs premières sont la vie, la paix et la dignité.

 

Nous te prions, Seigneur, pour nos familles, nos amis, chaque paroissien, chaque paroissienne, pour les anciens isolés dans leur logement ou une maison de retraite, notre pasteur et les membres du conseil presbytéral qui nous offrent de leur temps sans compter.

Nous te prions, Seigneur, pour les malades, les accidentés. Et aussi pour celles et ceux qui sont là, et partagent ce temps de prière avec nous. Accorde à toutes et tous, nous t’en prions, ta paix sereine, ta joie de grâce et d’amour pour que nous continuions d’avancer, ensemble sur le chemin que tu ouvres devant nous.

Et c’est ensemble, Seigneur, nous te prions, comme ton Fils nous l’a appris :

 

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain de ce jour ;

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,

Ne nous soumet pas à la tentation,

Mais délivre-nous du mal,

Car c’est à toi qu’appartiennent

Le règne, la puissance et la gloire

Pour les siècles des siècles. Amen.

 

ENVOI

Voici les paroles d’envoi et de bénédiction de la part du Seigneur :

 

« Je te souhaite pour ce temps qui s’ouvre

non pas de réussir dans toutes tes entreprises,

mais de recevoir et d’accueillir

dans ton cœur et dans ta vie,

jour après jour et pas après pas,

l’amour de Dieu qui donne sens à l’existence.

Je te souhaite, non de ne subir aucun échec,

Mais d’accueillir comme un don immérité

La force de te tenir debout malgré les lourds fardeaux.

Je te souhaite, non des jours paisibles,

Mais la capacité de te laisser déranger par les autres,

D’accueillir celui qui est différent comme un envoyé de Dieu. [2]»

 

BENEDICTION

Que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un même corps,

Règne dans vos cœurs.

Dieu vous bénit et vous garde. Amen

 

9 ) spontané formule 3 all 62 – 81 « Que la grâce de Dieu »

Publié dans culte intégral

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