Tu diriges notre regard vers... Philémon de Gaza

Publié le par lecoeuretlamain.over-blog.com

Philémon de Gaza médite l’évangile de Jean

Editions Olivétan

Jean 8, 20 – 36

Tu diriges notre regard vers le passé que tu éclaires par ta parole déposée dans les textes historiques pour le contempler avec un humble amour, afin d’en retirer le meilleur enseignement, à travers les bassesses et les merveilles effectuées par les hommes. Tu diriges aussi notre regard plus loin, jusqu’au commencement du monde afin de contempler ta parole créatrice que tu as accomplie et qui a donné harmonie et beauté à toutes tes créatures comme nous pouvons encore le contempler aujourd'hui. Ce regard sur le passé nous permet aussi de contempler ta discrète présence, toi qui, dans ton humble amour, as su accompagner en particulier les trois enfants dans la fournaise de Babylone (…). Béni es-tu pour ton humble présence dans le passé et pour ton œuvre d’amour depuis le premier jour jusqu’à aujourd'hui.

Tu diriges aussi notre regard vers le futur que tu éclaires par ta parole déposée dans les textes historiques, qui nous mettent en confiance, car bien de ces textes ont déjà été accomplis en toi et par toi durant ton séjour parmi nous, si bien que nous croyons que tu accompliras les autres jusqu’au dernier qui annonce ta venue dans la gloire (Matthieu 24, 30). Béni es-tu  pour ce que tu prépares.

Tu diriges aussi notre regard vers le présent que tu éclaires par ton Evangile qui nous permet de te contempler, toi qui demeures éternellement présent, toi qui nous contemplons lorsque tu sers tes disciples en leur lavant les pieds et qui sais aussi contempler dans ton humble amour la pauvre veuve dans le temple (Marc 12, 45-44). Le présent est aussi celui de ton Église que tu conduis par ta parole qui ne cesse de nous libérer, de nous purifier, de nous sanctifier et de nous enseigner l’humble amour. Béni es-tu pour ta parole qui demeure en nous comme nous demeurons en elle.

Tu diriges aussi notre regard vers le ciel par ta parole déposée dans les psaumes qui ouvrent devant nous le chemin de la prière, psaumes que tu pries avec nous en nous enseignant ton humble élan d’amour vers le Père et en nous le communiquant par l’Esprit saint qui prie aussi avec nous et en nous, psaumes que nous t’adressons aussi, toi que nous contemplons en eux. Béni es-tu, pour les psaumes qui nous font te contempler dans ton insondable amour avec le Père et l’Esprit saint.

Tu diriges aussi notre regard vers le bas, vers les abîmes ténébreux de notre âme, par ta parole déposée dans la Loi, cette Loi qui est un bienfait pour nous, car elle ne nous est pas donnée pour juger les autres, mais pour nous remettre sur la voie quand nous nous égarons dans les ténèbres ; cette Loi qui ouvre devant nous la voie royale, qui nous empêche de nous égarer à droite et à gauche en traversant les terres ennemies jusque dans la terre promise (Nombres 20,17). Béni es-tu pour David qui nous apprend à aimer ta Loi qu’il médite sans cesse (Psaume 119, 97). Et béni es-tu, toi qui dans l’élan de ton humble amour, l’as accomplie (Matthieu 5, 17) jusque sur la croix (Jean 19, 30).

Tu diriges aussi notre regard vers ton Père par ta parole qui nous donne le plus grand commandement qui nous invite à l’aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée et de toute notre force. Béni es-tu pour cette parole fondamentale que tu as vécue dans l’élan incessant d’humble amour pour ton Père et que tu viens vivre avec nous en nous prenant avec toi sur ce chemin jusque dans le silence de la contemplation. Ce chemin-là, c’est toi et toi seul (Jean 14, 6), et nous t’en bénissons, toi sans qui nous ne pouvons que nous égarer.

Tu diriges également notre regard vers les autres par cet autre commandement qui nous invite à les aimer aussi.  Béni es-tu, toi qui parcours avec nous le chemin de l’amour de notre prochain dans l’élan infini de l’humilité, en sn faisant découvrir en chacun la créature de Dieu, son enfant, son bien-aimé, un frère dont tu as lavé les pieds et pour lequel tu as donné ta vie. Béni es-tu toi qui seul sais poser sur notre prochain le regard bienveillant de Dieu qui fait de son âme un sanctuaire où il désire se reposer.

O Seigneur, entraine-moi à ta suire, dans l’élan de ton hume amour pour ton Père et pour…

Extrait pages 283 - 285

Publié dans Lectures recensions

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